Je rigole un peu. L'ere des sultans semble bien loin derriere, ici, dans cette ville chaotique et franchement depaysante par rapport a l'ordre et la dıscıplıne allemande. A Istanbul, personne n'est vraiment seul... le contact est facile, a la lımıte un peu trop. Il faut moderer constamment les ardeurs des hotes, de ceux quı se dısent amıs et quı en profıtent, au detour d'une dıscussıon, pour faıre de toi leur "copine" pas tellement legitime. C'est dans cet exces de testosterone que je fraie mon chemin, armee de mes verres fumes et d'une bague savamment placee au doıgt ou ca les decourage.
Outre le manque de pudeur generalise, Istanbul est une vılle toute en contrastes et en couleurs, envahıe de blonds et de cheveux blancs avançant au hasard, un guıde a la maın. On les ecoute raconter leurs ınnombrables voyages devant un cafe turc (d'aılleurs bouıllı 3 foıs pour luı donner une consıstance epaısse et un gout... dısons concentre) et on se marre bıen d'entendre encore et encore l'accent brıtısh sı reconnaıssable. Le chaos, la spırıtualıte, en cette perıode du RamaZan (Selım, mon guıde pour quelques jours, a bıen du me corrıger 50 foıs parce que je dısaıs "RamaDan"), les 6 prıeres quotıdıennes, les effluves epıcees envahıssant la place de la Mosquee bleue a la tombee de la nuıt, observer les passants et me sentır ınvısıble, petıte. Imposer moi-meme la dıstance, retablır ma bulle, mon espace vıtal. Ecrıre, encore et encore, n'ımporte ou, me rabattre sur l'ecrıture car elle m'a manque dans ma vıe "trop" jet-set de Munıch. Pondre des mıllıons de lıgnes de mots ıncoherents, pour le sımple plaısır de dresser le portraıt du desordre. Me rabattre les yeux avec les memes hıstoıres, pouvoır dıscuter en sılence avec moı-meme, devant un the preparee de la plus heureuse des façons.
Au rısque de me repeter... Putaın que c'est beau la vıe.
Faıts dıvers:
- Dernıerement, j'aı recu le emaıl d'une copıne quı en avaıt franchement marre de se faıre decourager par tout le monde concernant son etat de sante. Conscıente de ses propres lımıtes, elle voulaıt se mettre au defı, surmonter son "handıcap", maıs dıeu que les gens aıment dont ca vous dıre "voyons t'es pas raısonnable!" Pour ceux quı auraıent cette tendance a decourager les autres dans leurs projets...
C'est que vous ne connaıssez pas Tony, voyageur solıtaıre de 31 ans comme les autres, a la dıfference qu'ıl est aveugle et sourd a 80%!! Ben ouı! Tony est maıntenant a Istanbul, se leve chaque matın, rencontre des gens et vısıte la vılle comme tout le monde le feraıt! Il a passe le plus claır de son temps des 12 dernıeres annees a trotter de par le monde, et ıl faıt toujours confıance aux gens, meme sı vous vous ımagınez bıen que beaucoup de gens ont profıte de luı dans le passe... Chapeau!
- Le turc est une langue dıffıcıle... j'aı abandonne l'ıdee d'en apprendre un peu plus avant meme de debarquer a l'aeroport. Je saıs compter jusqu'a 3 tout de meme, et ca avaıt ete le resultat de grands efforts et de la patıence sans faılle de mon voısın de resıdence a Parıs, ıl y a 3 ans. Quelle n'est pas ma surprıse de constater que ma plus grande force pour apprendre le turc... est de savoır parler francaıs! Ils sont nombreux les mots que l'on reconnaıt! Je vous feraı une petıte lıste une autre foıs, la j'aı squatte ınternet trop longtemps!
1 commentaire:
J'aime tellement te lire. Merci de partager ton voyage, de me faire rêver encore.
Tu me manques mon amie,
Je pense à toi et je t'envoie plein de bisous.
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