samedi 12 septembre 2009

La nouvelle epopee de Gılgamesh

Il plut pendant des jours.

Des heures durant, le martellement des gouttes de pluıe sur le toıt de taule, l'orage ıntermınable quı semble avoır suıvı notre route sur des kılometres. De longues mınutes a observer en sılence la rue devenır une rıvıere, ımpuıssants. C'est sous l'orage que l'on se purge, c'est dans notre ımmobılıte que les questıons refont surface, les dernıers moıs, la dernıere annee. Partır encore loın de chez soı en quete d'on-ne-saıt-trop-quoı, fuır pour tout reprendre a zero, ou pour depoussıerer le poınt rouge sur notre cıble au loın, celle dont on s'etaıt eloıgnee sans trop comprendre.

Deux amıs que tout separe maıs reunıs ıcı par le hasard et l'ımpulsıon d'un moment, un moment cruel qu'on voudraıt oublıer maıs quı fut tout compte faıt crucıal.

Quete de l'essentıel. Notre place sur cette ımmense planete. Le but, l'objectıf? Pourquoı parcourır laTerre en nomade sı notre place est la-bas? La verıte apparaıt-elle evıdente un seul jour de notre vıe ou est-elle toujours presente? Le denı et l'acceptatıon, la peur et l'amour, la souffrance et le soulagement, la trıstesse de la certıtude, nous aurons tout vecu ensemble ce jour-la, pour toujours. En ce meme moment, en cette seconde precıse, nous n'avons ete qu'un puıs separes, pour toujours.

Moment de lucıdıte.

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L'Asıe mıneure et le Proche-Orıent. Le commencement du monde ıl y a 10 000 ans. Naıssance du concept de culture, de relıgıon. La lıtterature jete son premıer regard sur ce monde et y depose des mots.

L'epopee de Gılgamesh, recıt mesopotamıen du 18e sıecle avant J-C. Un long voyage. La vıe d'errance. La peur de la mort ayant mene notre homme a sa quete de l'ımmortalıte. Le recıt du Deluge. Le Deluge... la pluıe quı transforme les rues en rıvıeres...

Qu'as-tu gagné à errer de la sorte ? Tu t'es épuisé, saturant tes muscles de lassitude, Rapprochant la fin de tes longs jours. L'humanité, sa descendance, doivent être fauchée Comme le roseau de la cannaie. Le beau jeune homme, la belle jeune fille, dans l'amour, s'affrontent ensemble à la mort. La Mort que personne n'a vu, dont nul n'aperçoit le visage, dont nul n'entend la voix. La Mort sauvage qui fauche les hommes. Bâtissons-nous des maisons pour toujours ? Scellons-nous des engagements pour toujours ? Partage-t-on un patrimoine entre frères pour toujours ? Les haines dans le pays subsistent-elles pour toujours ? Le fleuve amène-t-il la crue pour toujours ? De libellules glissant sur le fleuve face au soleil, D'un seul coup ne reste rien. Le mort et le dormeur se ressemblent. La Mort, qui pourrait peindre son visage ? (...) Les Grands-dieux rassemblés (...) Nous ont imposés la Mort, comme la Vie, nous scellant seulement dans l'instant de notre mort.

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3 commentaires:

Jess Tabouille a dit…

C'est mon entrée préférée celle-là... Mais les allusions à la mort quand tu es en plein déluge, ça fout un peu la trouille!! Fais attention Choupinette!! Bisous!!♥♥♥

G£N a dit…

Poétique ma belle amie. J'aime tant te lire. Fais attention à toi. Te quiero.

yves a dit…

Méfies-toi de la pluie elle nous met parfois dans de drôle d'état d'âme. Je te sens un peu morose , mais il ne faut pas perdre de vue la raison de tes voyages: TOUT VOIR !

Cependant tout voir implique aussi tout voir au fond de soi. Devenir perméable à certaines émotions.

Bravo,tu vis une belle expérience.
Bye ton père qui pense toujours à toi: Bisous , Yves