lundi 18 janvier 2010

München da'Sonbahar






Mes projets pour la fin de semaine ont changé très à la dernière minute, apprenant avec grande tristesse que mon Markus adoré, malgré sa musculature de hockeyeur et son énergie hivernale sans précédant, fut terrassé et mis en quarantaine par la très fameuse "SCHWEINGRIPPE" (prononcer ces mots comme une narration de film d'horreur) ou Grippe A, plus simplement. Évidemment, mauvaise idée pour moi de me risquer à l'attraper, étant donné que je vis dans le seul pays du monde qui se croit invincible et à l'abri, et que personne ne me dit comment la vaccination fonctionne, vu que leur réponse est "NEINIEINNEIN, ça sert à rien le vaccin!"

Ça a beau servir à rien, ça t'évite une quarantaine d'une dizaine de jours. Passons.

Adorant mon bled mais étant complètement blasée de m'y trouver depuis une dizaine de jours, j'ai décidé d'aller voir à Munich si j'y suis, ville avec laquelle j'entretiens toujours, après vérification, un rapport amour-haine troublant. Ce que j'aime de cette ville, je l'adore, je ne saurais m'en passer. Ce que je déteste par contre, je le hais profondément, et ça me saute au visage dès que j'y mets les pieds. C'est très épuisant d'aimer et de détester autant, surtout une ville, parce qu'au fond, elle se fout bien de nos opinions, n'est-ce pas? L'Isar va continuer de couler, les gens vont continuer à te saluer à coup de "Grüss Gott", et toi, tu vas continuer à y aller, comme aux prises avec une dépendance malsaine.

C'est qu'en fait, si j'étais une artiste, Munich serait définitivement l'endroit où je devrais vivre, au nom de mon art. Cette ville m'inspire, tant pour l'écriture que pour ma carrière de photographe qui est ma foi presque lancée (je blague). Elle me plonge dans un état de sursensibilité à tout, me rend profondément heureuse et malheureuse, en alternance ou simultanément si c'est possible. Je me mets alors à vouloir parler d'elle, à repasser certains merveilleux souvenirs avec nostalgie, à détester la froideur des uns, l'hypocrisie des autres. Les Munichois sont, vérification faite, loin des Sud-Américains et même des ruraux bavarois qui, malgré certains écarts comme la très sexiste émission Bauer sucht Frau sur RTL, restent somme toute amicaux.... cliché, me direz-vous. Non, plutôt incompatibilité. Certains se plaisent tout à fait dans ce contexte...!

Alors voilà, les highlights de cette belle fin de semaine: la course à l'entrée sur le site du Red bull Crashed Ice au parc olympique, pcq comme les Allemands aiment bien tout contrôler, un nombre limité de personnes pouvaient se joindre à l'événement! Charmant! Comme mon hôte (Christian, je vous l'ai présenté? Je vais le baptiser, pour éviter la confusion, "l'Allemand") et moi-même n'abandonnons pas si facilement, nous avons trouvé "la meilleure place hors site". Aussi, une longue promenade en solitaire à prendre les photos que vous avez vues plus haut, qui m'a inspiré le titre très turc "München da'Sonbahar" (Munich en hiver) et qui s'est terminé devant un thé chaï dans mon petit café préféré du Glockenbachviertel, un livre à la main. Finalement, dimanche, j'ai pu retrouver le plaisir du brunch dominical avec mon incorrigible Antoine, ivre d'enthousiasme et de plans pour notre vieillesse commune (nous avons décidé, par exemple, qu'il serait le père de mes enfants et que nous coulerions des jours heureux à Valparaiso au Chili).
Nanou et ses hommes... qui avait sorti cette phrase? :)

J'ai eu un bel exemple de rivalité féminine mal placée samedi soir, rien pour m'aider à changer mes tendances!

Sinon, je commence à avoir un horaire très chargée de fille qui passe en moyenne 4 jours par semaine à Miltenberg. Je me consacre corps et âme à l'enseignement du français et à l'apprentissage de l'allemand, à coup de tandems hors-Gymnasium, ce qui m'occupe beaucoup. J'arrive enfin à réduire ma dépendance à MTV au profit d'un apprentissage plus concret et moins "Umgangssprache" (langage familier), doublé de grammaire le lundi soir dans mon cours pour immigrants russes. Nächste Wochenende: Innsbruck.


samedi 9 janvier 2010

Das Schweigen (o acostumbrarse al silencio)

* Chasing Cars, Snow Patrols


Avant de passer aux choses sérieuses, un petit constat.

  • L'Allemand de 2010 (et la Québécoise aussi, par le fait même, vu sa palpitante vie sociale dans son adorable patelin) regarde(nt) la télé RTL. Son beau programme préféré?
Bauer sucht Frau.

Plusieurs histoires de fermiers bavarois qui se cherchent des femmes. Ils leur font faire des tours de tracteur pour les impressionner, les appellent "baby" alors qu'ils viennent de les rencontrer, les futures caquètent comme des poules de tant d'attention à leur égard. En dehors de toutes ces belles attentions envers la gent féminine, on voit mesdames derrière leurs casseroles en robe bavaroise, préparer un bon repas pour leur fermier bedonnant. À leur mariage, elles les remercient (ouioui je niaise pas!!) de les avoir pris! Ces femmes ont un petit teint basané qui jure un peu avec l'absence de mer qui caractérise ce beau pays... on apprend qu'elles ont été choisies par leur fermier précisément pour l'exotisme de leur origine... l'Asie. La commentatrice déclare, sans aucune gêne et aucun ton critique, que les Bavarois sont nombreux à aller se chercher une petite femme asiatique, parce qu'elles sont, et je ciiiiite "plus dociles" et qu'"elles veulent faire plaisir à leur mari."

C'est beau la cause des droits des femmes, non?


****************************************


Je voudrais avertir mon lectorat (aaah la joie d'utiliser des mots savants!) que je me trouve présentement dans un blanc d'inspiration, en plein "silence cognitif". Pas que je ne vive plus d'aventures... non en fait, j'ai tout pleins de projets pour les prochaines semaines: aller chez Markus en Suisse, chez Mani en Autriche, chez Paul en Angleterre, carnaval de Cologne, Ukraine, petite escapade dans la fameuse Forêt noire... en fait, je n'ai pas une seule fin de semaine à Miltenberg jusqu'au mois de mars. Dans quelques jours, j'aurai complété mon sixième mois en terre européenne, et c'est donc mon absence la plus prolongée. J'ignore si ça a un lien. Ce qui a un lien peut-être, c'est que c'est plus tranquille côté "rencontres inspirantes" vu que je vais revoir et revisiter des amis rencontrés lors d'autres voyages... Je retournerai dans certaines villes, et c'est une expérience particulière en soi... voir une ville pour la 2e fois, c'est comme rentrer chez soi, partout, nulle part. Je suis même en train de me laisser convaincre d'aller de nouveau à Munich... je fais la paix avec les émotions fortes de 2009, peut-être. :) Tant mieux.

Sinon, je pensais me sauver de l'hiver québécois et c'est peine perdu. L'hiver 2009-2010, c'est pour l'Europe l'hiver québécois envoyé comme un cadeau du ciel sous forme de neige, de vent et de grand froid. Sauf qu'en prime, aucune journée de soleil en perspective. Fait pas assez froid pour ça. Soit. J'ai donné à cet hiver une date limite: le 25 mars, date de début du congé de Pâques, que je passerai dans le nord de l'Espagne (je me gâte, je veux récupérer dans mon cerveau le peu d'espagnol qu'il me reste). Je me trouve généreuse et réaliste envers Mère Nature.
Le retour au travail est un peu pénible pour les élèves, vu mon manque d'inspiration qui se manifeste dans toutes les sphères de ma vie (mais vu que je travaille 12h par semaine je m'en plains pas trop), de même que le retour à l'allemand. Je commence à trouver une certaine poésie à cette langue... et même à trouver à certains Allemands du sex-appeal quand ils commencent à parler! Mes jeunes qui apprennent le français ne semble pas trouver leur langue maternelle bien mélodieuse... et pourtant. Je trouve que ces "hhhhh" et ces "chhh" et ces "aïeïoÏ" sont bien mignons dans la bouche d'une personne qui les maîtrisent... changement de cap!

Ça me rappelle ce qu'un Allemand, rencontré à Vienne il y a 3 ans, m'avait dit concernant l'apprentissage d'une langue étrangère: "c'est comme se faire révéler un code secret... au début on ne comprend rien, puis tranquillement, le message devient compréhensible..." Il faut dire qu'il savait de quoi il parlait: trois ans auparavant, il avait rencontré en Espagne une jolie femme de l'Argentine. Il ne parlait pas espagnol, elle ne parlait ni anglais, ni allemand... trois ans plus tard, ils étaient toujours ensemble! Ils avaient dû prendre leur mal en patience, trouver d'autres façons de communiquer... Au fur et à mesure où Monsieur apprenait l'espagnol, ils ont pu avoir graduellement accès à l'usage de la parole!

J'adore cette histoire, pas seulement parce que je me suis retrouvée presque exactement dans la même situation avec, aussi, un Argentin (je parlais quand même un peu espagnol au préalable!). En fait, j'adore cette histoire parce que nous nous trouvons à une époque où l'on pense qu'il suffit de raconter sa vie pour que les gens nous connaissent, qu'il suffit d'avoir quelque chose à se dire pour que naisse une complicité... et on finit par fuir le silence par peur d'un malaise. Ironiquement, étudier d'autres langues sur le terrain m'aura permis, en plus d'avoir un autre outil de communication, d'apprivoiser le silence.



mardi 29 décembre 2009

2009: Moments hooooots

*At the hop, Devendra Banhart


Avant de faire le point sur les meilleurs moments de l'annee 2009, je veux vous souhaiter, a vous mes chers amis qui suivent encore mes histoires, une superbe annee 2010, et un bon party de veille du jour de l'an! C'est dur d'etre loin durant le temps des fetes (meme si je m'ennuie pas particulierement de la dinde et du pate a la viande), surtout que j'ai repete a tous les Allemands des millions de fois le "comment on celebre au Quebec dans le temps des fetes". Une vraiment belle annee alors, on se reverra a mi-chemin, en juin. Je m'ennuie de vous tellement!!!



Lieu : Dublin, Irlande
Quoi: A la fin d'une belle journee de novembre en compagnie d'un gentil collegue de la LMU (Ludwig-Maximillian Universität), je me rends au point de rendez-vous convenu avec un couchsurfer polonais qui m'a propose de me faire un souper polonais. Quelle n'est pas ma surprise de voir qu'il m'attend appuye fierement contre une superbe moto... et que je serai l'heureuse elue de la soiree pour l'essayer! S'en est suivie une belle balade dans le centre-ville de Dublin, par cette soiree claire, avant d'aller deguster des specialites polonaises en compagnie de ses colocs! Beau moment.


Lieu: Dans les environs de Montereale Valcellina, Italie
Quoi: Du Spritz, du Spritz et encore du Spritz, on prend l'apero a tout moment dans la journee dans les Alpes italiennes. Imaginez-vous dans ce petit village perche dans les montagnes, loin de tout trajet touristique, savourant cette boisson orangee en compagnie du plus adorable Italien... j'y etais. :)


Lieu: Quebec
Quoi: J'ai recu cette annee l'un des plus beaux cadeaux de fete de ma vie... Un copain, qui est ma foi un petit genie en musique, m'a emmenee un soir dans l'amphitheatre de l'universite Laval, afin de me faire le plus beau des concerts prives au monde. Ayant les cles de la salle et celles pour utiliser l'immense piano a queue allemand de la faculte, j'ai assiste, seule spectatrice dans l'immense salle, bien calee au fond de mon siege, a un avant-gout de son examen de fin de bacc. C'etait completement magique.


Lieu: Istanbul, Turquie
Quoi: Voir mes plus vieux copains quebecois debarquer dans cet hostel d'Istanbul, par un soir de septembre... Rencontre inattendue qui nous a menee dans les rues du quartier le plus jet-set d'Istanbul, puis le long des cotes mediterraneennes, ou on s'est encore retrouves, un peu par hasard.


Lieu: Munich, Allemagne
Quoi: Mon mariage facebook aura pris de droles de proportions en cette derniere soiree avec les etudiants de la Sommer Universität (LMU). Voila mon homme qui arrive, vetu de ses plus beaux atours. Nous avons le pretre italien, les temoins, le pere et la mere des maries. Notre pretre trouve les mots justes pour "celebrer notre amour", ca clot en beaute ce bel ete qui nous a fait faire les plus belles rencontres, et puis on celebre a la Weissbier une derniere fois, on s'engueule a la francaise une derniere fois (avec Antoine, mon ex-coloc, qui evidemment, va se rattraper le lendemain en m'offrant de magnifiques fleurs roses et l'intention de me faire le dejeuner au lit - il m'enerve, mais il est pas cheap - comment lui en vouloir??)

Quoi no. 2: Oktoberfest 2009. Antoine et moi, vetus comme de dignes petits Bavarois, moi dans mon Dirndl, lui dans sa mignonne chemise a carreaux, enfourchons sa bicyclette "a l'allemande" afin de nous rendre au Wies'n. J'aurais adore que quelqu'un croque en photo ce moment, dans cette position inconfortable mais ooh combien marrante!


Lieu: Promenade Nice-Monaco, France
Quoi: Eeeh bien je suis une motarde dans l'ame je crois, parce qu'un autre moment inoubliable a ete la balade sur la grosse Harley du pere de Valerie, sur la route longeant la mer jusqu'a Monaco. Paysage magnifique, temperature parfaite, c'etait simplement cool. Je pensais croiser le prince de Monaco qui est celibataire, et convoler en juste noces, mais bon, je suis fait pour un ptit pain! (le prince de Monaco a cinq enfants de toute facon, trop vieux!)


Lieu: Davos, Suisse
Quoi: Qui va en Suisse se doit de deguster de la fondue au fromage dans un chalet en bois. Nous sommes donc alles deguster une fondue dans un petit restaurant isole au creux d'une vallee, malgre le fait que ce ne soit pas du tout la saison pour les fondues au fromage. Mmmm... J'y retourne d'ailleurs dans 2 semaines, avec la ferme intention de renouveler l'experience.



samedi 26 décembre 2009

samedi 19 décembre 2009

Check-list

À temps perdu (et ici, du temps perdu il y en a!), je me suis inspirée de l'initiative d'un copain qui tentait, semblait-il, désespérément, de faire sa check-list "Things to do before I die" (disons, de mon vivant, c'est plus positif!). Quoique ça ait l'air un peu de "je suis éternellement insatisfait de ma situation", j'ai trouvé l'idée bonne, et je me suis amusée non seulement à la faire, mais aussi à faire la liste des trucs cools que je suis contente d'avoir fait avant d'avoir 25 ans.
Rassurez-vous, j'ai réalisé qu'il n'y a qu'une chose que je veuille vraiment faire de mon vivant, que je regretterais amèrement de ne pas avoir fait: avoir une famille. Je ne demande rien d'autre. :)

Sinon, accessoirement, voici ma liste de "buts dans ma vie"!
  • Avoir une famille

  • Apprendre à faire moi-même mes knödels (mmmm des knödels). -- Si jamais ça ne fonctionne pas, je pourrai toujours ramener plusieurs sachets de préparation à knödels et tricher. Ça va aussi.

  • Apprendre le portugais (c'est tellement sexy cette langue)

  • Trouver la patience de me taper Guerre et Paix de Tolstoï et Le Rouge et le Noir, de Stendhal.

  • Parler allemand (prévu été 2010)

  • Tomber amoureuse sainement

  • Rencontrer Gael Garcia Bernal et lui dire que je l’aime (ce qui serait encore mieux, ce serait de rencontrer Gael Garcia Bernal, de tomber amoureuse sainement de lui, de fonder une famille avec lui, et qu'en plus, il me fasse des gaufres tous les matins!)

  • Apprendre à chanter pour vrai

  • Apprendre à faire la petite vinaigrette asiatique vraiment bonne où il faut doser parfaitement le vinaigre et le sucre et le jus de citron, et que je m'ostine à manquer perpétuellement.

  • Voir le temple d’Angkor au Cambodge

  • Faire le tour du Vietnam en scooter et manger de la vraie bouffe vietnamienne

  • Sri Lanka.

  • Me rendre sur le site de Stonehenge (prévu première fin de semaine de février 2010, je me rends chez Paul à Londres, on se loue une voiture, on va à Bristol via Stonehenge, puis on va au party de fête de son papa sur un bateau!)

  • Ukraine (prévu février 2010, un petit voyage d'une semaine après avoir passé une fin de semaine au carnaval de Cologne! Vive les low-costs!)

  • Voir « La cantatrice chauve » de Ionesco au théâtre

  • Aller en Islande (projet en réflexion... possible en mars-avril, mais bon on verra si je suis encore vraiment motivée)

  • Participer à la construction d’un château fort de neige comme dans la guerre des tuques

  • Apprendre à faire du voilier

  • Abolir la télé dans ma future maison

  • Apprendre le tango (Argentine un jour, Argentine toujours!)

  • Vivre d’amour et d’eau fraîche pendant 4 jours, me nourrissant que de « banana pancakes » comme dans la chanson de Jack. (Un fantasme, chacun ses trips hin!)

  • Travailler quelques jours sur une ferme (un appel à Ge qui, j'espère, sera mon initiatrice)

  • Voir un show de Madonna

  • Reproduire l’intro de l’émission pour enfants « Dans les Alpes avec Annette », quand elle glisse en luge! (prévu janvier 2010, lors de ma visite en Suisse!)

Et plus sanglant celui-là:
  • Tuer le chien de mes propriétaires.

Voilà!

lundi 14 décembre 2009

In den Schnee

* Blanche, Ariane Moffatt


La première neige (peut-être la dernière ici), c'est toujours un peu se rappeler que l'année tire sa révérence pour nous donner une chance symbolique de recommencer à neuf. En plus d'être d'une beauté inqualifiable, elle apporte, paradoxalement, une dose de chaleur à la période sombre et pluvieuse qui s'achève. On oublie toutes nos rancoeurs venant des années précédentes, pour un Québécois à savoir l'écoeurantite aigüe de devoir pelleter sa voiture (prenez l'autobus!!). J'aurais passé plusieurs heures ce matin là à observer, seconde après seconde, les arbres revêtir leur habit d'hiver, si ce n'était de ma hâte de laisser ma trace (au sens propre comme au figuré) à cet improbable phénomène qui survient seulement quelques fois par hiver dans la magnifique ville moyenâgeuse où j'ai le bonheur de vivre.

En ce beau dimanche, le Weihnachtsmarkt désert (le froid avait dû décourager les passants) m'a complètement charmé. Enfin! Noël se fait sentir! L'Allemagne est un pays incontournable pour le temps des fêtes: tous les villages, aussi lointains soient-ils, ont leurs propres traditions de Noël. Une collègue m'avait invité la veille à venir faire des biscuits de Noël avec ses enfants, et de partager ce moment avec une vraie famille m'a fait le plus grand bien. Ça m'a rappelé qu'entre tous ces voyages et ces nouveaux amis et ces histoires que j'ai vécues dans les derniers mois, c'était la première fois en 5 mois que je me retrouvais dans une véritable famille. Ça, c'est précieux, et ça vaut la peine de vous le rappeler, chers lecteurs, sans amertume, par contre, puisque j'adore prendre part à ces petits moments. C'est peut-être mon côté voyeur, qui sait?

Qu'à cela ne tienne, toute émotive que je suis, le film de l'année qui termine repasse dans ma tête, mais très involontairement, puisque pour cette année je suis l'heureuse récipiendaire de mes premiers regrets/remords d'adulte. Rassurez-vous, rien d'irréparable, j'ai seulement dû m'atteler à la gymnastique du "lâchez prise", autant dans ma vie professionnelle que personnelle. Nous dirons donc que je suis coupable d'avoir poussé mes limites un peu trop loin et que ma sanction a été de faire marche arrière! Ce qui me réjouit toutefois, c'est de ne pas avoir à prendre de résolutions concernant mon état physique pour 2010 (du genre je vais aller courir, ou mieux manger, etc.) alors que ça va assez bien de ce côté, ménagère que je suis devenue oblige (amendement en ce qui concerne le porc et la bière, ça on s'en tire pas)!!

Finalement, 11 mois après m'être lancée sans raison apparente dans l'étude de la langue de Goethe, j'arrive à dire tout ce que je veux, je comprends assez bien maintenant quand les gens me parlent, j'arrive à soutenir (péniblement) une conversation en allemand pendant au moins 1h, avec des gens très patients. Je crois être arrivé au point motivant de mon apprentissage: lorsque l'on devient vraiment conscient des progrès que l'on fait, au jour le jour. Je suis optimiste d'atteindre un niveau intermédiaire dans les 6 mois qu'il me reste.

Dimanche, j'ai joué à la touriste égyptienne enfermée dans sa cloche de sable qui n'a jamais vu la neige, voici un avant-goût du résultat...






mardi 8 décembre 2009

Pour ceux qui doutent encore...

... de l'intérêt de venir me visiter!








Copyright: Bruno, merci encore! Tes photos sont superbes!