Quelque part dans un désert surréaliste, il y a 1 an et 3 mois, un homme et une jeune femme ne peuvent se résoudre à se quitter comme ça, alors qu'ils ont veillé l'un sur l'autre pendant plusieurs semaines. Promesse de se revoir, sanglot dans la voix. Les mots s'envolent comme toutes ces paroles de voyage qu'on oubliera, la vie leur étant bien indifférente, et on se lâche la main. Et on ne se retourne pas.
C'est fait.
Il était la raison qui justifiait ma présence ici, il était alors indispensable que je le revois, quelque part au fond des montagnes, là où l'hiver est magique, baigné de lumière, du bleu du ciel, d'air pur. Me remettre au végétarisme le temps de me refaire une santé, prendre un bain de soleil - on oublie parfois qu'il existe dans la grisaille de Miltenberg, derrière l'épais écran de nuages gris - et puis profiter de la présence de celui qui a été, et de loin, mon meilleur compagnon (inconnu) de route (au sens propre) jusqu'à présent.
Les heures passent. Les adieux font moins mal qu'autrefois.
Puis, rendez-vous manqué dans cette ville qui multiplie les promesses et qui ne les tient pas. Du temps, trop de temps pour jongler avec les possibles.
Quand on a un but, ce n'est jamais la finalité qui nous motive, mais bien le chemin que l'on emprunte pour l'atteindre. Cette fois encore, un but atteint...... et puis maintenant quoi? Amertume. Lourdeur de janvier qui s'écrase sur les épaules. Mal du pays.
Mes yeux se gorgent d'eau, voyageant du téléphone qui pourrait détourner mon attention, au Moleskine qui se remplit d'idées éparses. Les gares et les aéroports, bondés du matin au soir, sont les lieux les plus saturés en émotions, de la tristesse des adieux et de l'enthousiasme des départs. Chaque personne a sa raison d'être assis ici, dans ce café où les serveurs vous font des blagues en allemand qui, aujourd'hui, ne font pas rire: le mouvement, les affaires, l'argent, l'amour, l'amitié.
Téléphone silencieux. Le temps avance. Rendez-vous manqué qui, je le décide, sera le dernier. Cat Power chante sur un air de piano régulier et triste... et un café-cadeau Macchiato vient se poser devant moi, me rappelant que quelqu'un a remarqué cette fille seule essuyant ces larmes qui coulent sans retenue, son sac tout près d'elle. Il doit penser qu'elle attend un amour qui ne viendra pas.
Le serveur fait des blagues en allemand que je ne ris pas. Il ne comprendra jamais qu'à l'instant même, j'attendais plutôt un train Munich-Québec qui ne viendrait pas.
5 commentaires:
plein de pensées positives miss.
biz
Oh triste..... Bébé Nanou et moi, on te serre très fort dans nos bras.... Gros bisous xxxxxxxxxxxxxxx
Le café autrichien nommé "Mélange" aide à réchauffer les tits coeurs loin de chez eux. (petit espresso servi avec un peu de lait chaud à côté sur le traditionnel plateau argenté et le tit verre d'eau). Je pense à toi! xx
pourquoi prendre un train québec quand le québec peut venir à toi :)
next time lâches-moi un call et on passera une journée entière dans une gare à inventer des histoires aux gens qui passent assis(e)s par terre en sirotant un espresso
Je t'aime fort! Je m'ennuie fort! Tu me fais voyager, alors si tu reviens, je fais quoi moi? la réalité va me frapper en plein visage et je vais réaliser que ce n'était qu'un blooooooooooooooooooooooog ♪!!
BISOUS TOO MUCH!!
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