mardi 9 février 2010

Réflexions sur le bonheur, la vie, la mort, l'éternité de chacun de nos gestes






Tout le monde veut aller à Londres.

Les petits, les grands, les écoliers, les hommes d'affaire, on veut visiter, on veut y vivre, on veut goûter au rythme effréné de la marche vers le boulot, la congestion de voitures aux intersections, la congestion de gens à la sortie du métro, on veut aller au pub dès 18h et se farcir la gueule de bière jusqu'à minuit, dormir, et recommencer. Le touriste étranger adore les magnifiques musées, la diversité culturelle, la Tamise, le Tower Bridge, l'adorable Anglais qui vous dit "ooh you look lovel(éééé)" pour vous faire fondre d'admiration et vous faire jurer contre l'accent très "américain" qui vous a été enseigné dès l'âge de 11 ans. On aime les Starbucks, on aime les autobus rouges à deux étages, on aime l'excellente musique anglaise, on aime l'ambiance, on aime, on aime, on aime.

Londres est plus ou moins le pôle le plus magnétique de l'Europe. On y revient sans cesse et on se pâme devant Big Ben, tout le monde connaît quelqu'un à Londres et Londres connaît le monde.

C'est avec les yeux d'une fille "qui revient" que j'ai vécu cette escapade de 3 jours en terre anglaise. Observatrice fascinée, j'ai compris ce qui m'avait tant donné le mal du pays à mon arrivée il y a 3 ans. À ce moment-là encore, Paul veillait sur moi et mes pathétiques états d'âme, mettant de côté sa caractéristique impatience pour me faciliter la transition Loretteville-Métropole du monde. J'ai donc pris plaisir à photographier cette muse incroyable, à revisiter le Tate Modern, mon musée d'art moderne préféré dans le monde, et à socialiser au Pub à 18h. Heureusement pour nous, Stonehenge, Bristol (ville aux dimensions moins étourdissantes) et Stroud faisaient aussi partie du programme... me retrouver avec sa famille une autre fois, ça a fait du bien à mon coeur de Québécoise en exil.

Ironiquement, c'est en buvant tranquillement un thé et en discutant avec la maman de Paul dans un anglais bien meilleur qu'il y a 3 ans, que j'ai appris qu'un triste événement venait de survenir, quelque part en terre québécoise... Passé le bouleversement, je ne pus que réfléchir à la valeur de l'existence sous un autre oeil, le point de vue du disparu, cet homme qui faisait face aux épreuves avec tant de courage et de vie qu'on en était venus à le croire invinsible. Vous savez, la mort a ceci d'absurde qu'elle vous fait trouver des qualités à des gens qui en sont dépourvus, des amis à ceux qui n'en avaient rien à faire... mais dans ce cas-ci, la perte est vraiment immense d'un point de vue humain. Il mérite tous ces bons souvenirs qui nous reviennent en mémoire, tout le bien dont on va dire de lui encore pendant des années. Je vois encore ce sourire rayonnant qui illuminait notre maison le temps de ses trop courtes visites, son enthousiasme lorsqu'il nous racontait ses aventures tout à fait incroyables, son énergie contagieuse et ses projets complètement fous. J'entends encore sa voix grave et son accent fort, ses quelques impatiences qui nous faisaient sourire, ses multiples éclats de rire...

Je réfléchis ensuite à la carrière, à l'argent, à la réussite, au succès, et je trouve tout cela en ce moment complètement futile, parce que la vie, c'est pas dans l'avenir que ça se passe.
C'est maintenant.

Et puis je me dis que tout le monde aurait dû connaître un homme comme lui et le tenir tout près comme l'a fait mon papa, parce qu'ensuite, ce sont ses filles et sa femme qui ont aussi eu le bonheur de discuter avec lui, de partager un bon repas, d'aller dans les manèges à la Ronde, de faire du jet-boat, de la bicylette, de la moto en sa compagnie. L'enthousiasme, la curiosité et l'optimisme me semblent désormais les qualités incontournables pour réussir sa vie.

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À l'attention de mon papa:

Il m'avait écrit une fois lors de mon voyage en Amérique du Sud, lorsque je parlais sur mon blog de Geneviève, victime désespérée de la loi de Murphy. Je mets ici le message original parce qu'il est drôle, et parce que qui sait, peut-être servira-t-il à l'ensemble de l'humanité:

"Jai une solution à votre problème avec la loi de Murphy...il suffit d'employer la loi de Murphyves (tu en connait l'auteur son nom le désigne) grand créateur de théories vagues et absolues et moi malheureux je les essaie,
si la loi de Murphy fais que ce qui doit arriver de pire arrive, il suffit de penser autrement pour la déjouer cet loi
si le pire qui doit m'arriver est quil fasse beau.....
c'est idiot mais sa marche
ps...excuse l'orthaugraphe"

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Michel, on va essayer!! :)))

1 commentaire:

Jess Tabouille a dit…

Bon. Ça y est. Je serai accusée d'avoir plagié la pire entrée de Blog top triste et non, je ne laisserai pas faire ça!! Je cite :"parce que la vie, c'est pas dans l'avenir que ça se passe.
C'est maintenant.".

Ben moi, je lis à l'envers, de bas en haut, pour pas être trop perdue quand j'ai 2 ou 3 entrées à rattraper, alors, quand je dis plus ou moins la même chose dans mon commentaire précédent, ça vient tellement de moi là (à dire avec la voix sensuelle du hit "Prends une pomme, donnes-en deux ♪".

J'envoie plein de réconfort à tous le gens touchés par cette perte...

Bisous!! ♥♥♥