* Musique: Por una cabeza, Carlos Gardel
... le tango
Une femme attend dans un coin sombre, la tete legerement baissee. Elle attend qu'on lui lance un regard, qu'on leve sensiblement le sourcil en sa direction. Celui qui l'invitera a la prochaine danse pourra la garder ou la jeter...
Lorsque le signal est lance, les partenaires se trouvent, s'enlacent, s'affrontent et se cherchent a la fois. Ils suivent le rythme sensuel de Carlos Gardel, chanteur de tango mythique plusieurs fois imite... mais vous le devinerez, jamais egale. Les Argentins disent que le tango appartient a lui seul, d'une certaine facon.
C'est une dance nee dans les maisons closes au 19e siecle, alors que les immigres europeens fraichement arrives a Buenos Aires, eloignes de leur famille, cherchaient la un peu de reconfort aupres des prostituees... Incroyable qu'une danse aussi sophistiquee soient nee dans des milieux aussi defavorises et enfumes, non? Il est d'ailleurs difficile d'aller a Buenos Aires sans passer par la Boca, quartier ouvrier un peu crad qui en serait le lieu de naissance. Encore aujourd'hui, il est decommande d'aller y faire sa promenade en pleine nuit...
... l'histoire de la Difunta Correa
Deplacons-nous dans la precordilliere des Andes.
Un homme malade. Une jeune mere et un bebe.
D'apres la legende, l'homme est enrole par l'armee lors de la guerre civile. Connaissant l'etat de sante precaire de son mari, Deolinda Correa suit son bataillon qui traverse le desert de San Juan en transportant des vivres, de l'eau...et leur nouveau-ne.
Au bout de quelques semaines, elle arrive au bout de ses reserves et meurt d'epuisement. Des muletiers retrouveront plus tard son cadavre au milieu des dunes de sable. Et miracle! Le bebe tete toujours le sein de sa maman.
La mythique Difunta Correa fait partie de l'imaginaire collectif. A plusieurs endroits dans tous le pays, des petits autels lui sont dedies sur la route. Parmi les offrandes, on place des bouteilles d'eau, qui serviront peut-etre a etancher sa soif.
(j'adore cette histoire :))
... le dimanche
Difficile de ne pas se frustrer quand on realise qu'on a besoin de quelque chose de facon urgente et que tout est ferme. C'est ca le dimanche en Argentine.
Personne dans les rues.
Le calme plat... apres et avant la tempete des autres jours de la semaine.
Ou sont-ils, tous ces Argentins?
Il se retrouvent en famille, dans la montagne, armee d'un 1/4 de boeuf, et ils perpetuent cette incontournable tradition de l'asado!! Partout, cette odeur de brule plane et agace la narine... meme une non-carnivore comme moi n'y resiste pas! On en oublie ces deux ou trois trucs de pharmacie dont on avait supposement besoin!
(incroyable mais vrai! j'adore desormais le dimanche!)
... son immense territoire
Ce qui est merveilleux avec ce pays, c'est qu'on n'aura jamais termine de l'explorer de long en large, de la cote aux sierras, du desert a la foret fuegienne! Des milliers de kilometres! J'y passerais ma vie si ce n'etait de leur gouvernement merdique ultra-corrompu et du tres peu de respect pour l'environnement de ses habitants! Le Canada me donne legerement moins de sueurs froides!
... Tito
La meilleure rencontre que j'aie pu faire.
Autant pour l'etat de mon espagnol, que pour la qualite de mon voyage, que pour ma comprehension de la culture, que pour mon enrichissement personnel!!
C'est dommage car il ne le sait pas, il lui manque encore de pouvoir parler francais pour lire ce blog... mais tous les jours, je vous jure, je lui dis merci.
(je l'adore lui!!)
This was Africa.
Il y a 13 ans
2 commentaires:
J'aime beaucoup la légende avec le nouveau-né, même si c'est peu probable qe ce soit arrivé ;-)
Super éducatif ton post de cette semaine!!! Sérieux, j'vais me coucher moins niaiseuse!!!
Haaa ça fait toujours du bien de te lire... :)
Et moi, je te dis merci de continuer de partager ton expérience !! ;)
Gros bisous
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