Ça fait déjà une courte éternité que je dors dans ce lit, que je me réveille, que je cuisine, que j'étudie entre ces murs. Quand est venu le moment de tout vider, j'ai vite réalisé que ma vie parisienne s'y était accumulée en paperasses, en dessins, en chiffres, en cartes postales, en lettres... C'est fou tout ce qui s'accumule en 3 mois. C'est fou aussi de laisser toute cette vie derrière soi, tous ces possibles, tous ces "j'aurais pu..." et de quitter pour l'ailleurs. L'ailleurs sera-t-il mieux? Ou pire? C'est au moment de répondre à ces questions que la belle phrase clichée (mais tellement vraie!) "Faites confiance à la vie!" prend tout son sens.
C'est un grand ménage du printemps, une séance de "lâcher-prise" improvisée et forcée! Sans provoquer d'adieux déchirants, je repartirai avec un fouilli dans ma mémoire, un fouilli que je remettrai en ordre plus tard, le grand ménage de ma mémoire peut bien tarder car c'est tout ce qui me reste, ma mémoire, mon désordre, la paperasse de mes souvenirs. Peu à peu, le triage se fait de lui-même et même si on lutte, il ne restera que des visages et quelques bons moments, les plus beaux ou les plus chiants. Je garderai probablement un souvenir impeccable de ma compagnie d'assurance (c'est pathétique!) mais peut-être que j'oublierai cette après-midi passée à dessiner ma congénère au Parc de Sceaux.

Il est 9h23, il me reste 3 jours à passer ici. Le soleil est contre moi. Lui qui est soudainement tombé amoureux de Paris, il m'empêche de rester à l'intérieur et de vaquer à mes occupations d'étudiante qui déménage! Quelle cruauté, non? C'est ainsi que je prends une dernière bouffée des parcs de la ville-lumière et le sommeil n'est jamais loin... C'est ça quand la vie est douce et sans souci! Une grosse crème glacée et une main dans les cheveux suffisent à vous faire tomber dans le bien-être le plus complet, à mi-chemin entre la conscience et le royaume de Morphée.
Plusieurs personnes disent qu'on change quand on voyage. Je sais pas si je suis d'accord. Mais ça vaut tellement la peine de le faire parce qu'on réalise que putin que la vie est belle.
1 commentaire:
Les plus grands trésors sont toujours là, juste sous nos yeux. Je pense qu’on ne peut les voir tant que nous n’y sommes pas prêts… Et voilà que je t’aperçois, un peu tard je sais, mais mieux vaut tard que jamais. Ahlala ! (Comme tu dis si bien ! =P) Profite de ton voyage en Europe de l’Est et reviens me voir avec encore une tonne d’histoires à me conter ! J’aurai sûrement quelques anecdotes avec les Egyptiens moi aussi ! héhé ! Allez… t’es la meilleure !
Garde ton sourire ainsi que cette phrase que tu portes si bien: « Putain que la vie est belle ! »
Tu vas me manquer.
-Mat
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